ROOM FOR THE LAST SUPPER INSPIRED BY THE CINEMATIC LANGUAGE OF ANDREY TARKOVSKY
The workshop assignment was to transform an existing real space into the space for the Last Supper using the expressive means of space and light, materiality and erosion, memory and nostalgia, sorrow and ecstasy, inspired by the cinematic language of the Russian film director Andrey Tarkovsky, particularly his two films Stalker (1979) and Nostalghia (1983).
The emphasis in the assignment was to interpret the architectural and mental essence of the biblical event by means of architecture, not to focus on the biblical narrative or symbolism as such. The assignment deliberately eliminated all functional and technical requirements of normal architectural tasks in order to focus fully on the emotional and poetic possibilities of architectural expression.
PIÈCE POUR LA DERNIÈRE CÈNE INSPIRÉ DU LANGAGE CINÉMATOGRAPHIQUE DE ANDREÏ TARKOVSKI
Ce projet avait pour objectif de transformer un espace réel en un lieu pour la Dernière Cène en utilisant les moyens expressifs de l'espace et de la lumière, la matérialité et l'érosion, la mémoire et la nostalgie, la douleur et l'extase, inspirés par le langage cinématographique du cinéaste russe Andreï Tarkovski, en particulier ses deux films Stalker (1979) et Nostalghia (1983).
L'accent a été mis sur l’interprétation de l'essence architecturale et mentale de l'événement biblique par le biais de l'architecture, plutôt que sur le récit biblique ou le symbolisme en tant que tel. Toutes les exigences fonctionnelles et techniques des tâches architecturales normales ont été délibérément éliminées afin de se concentrer pleinement sur les possibilités émotionnelles et poétiques de l'expression architecturale.
Students
Étudiants
Projects
Projets
Dans la bible comme dans ces grandes histoires, nous avons peine à reconnaître les mensonges.
Noir sur blanc, cette dualité tache les évènements réels.
Néanmoins, bien que l’on vive à la recherche du vrai, l’acceptation de la mort est la seule vérité pure.
Locked away, behind steel and wood, the story's memory lives
One of twelve falters, tearing the world in pain and despair
From dust and ashes, the holy spirit prevails, light draws the soul, remember the body, remember the blood
Peu à peu la mer se gonfle, les eaux envahissent la terre de Palestine
Un lieu enveloppé de son mystère depuis longtemps reprend vie à sa façon
Il ravive la mémoire du temps avant d’être englouti une autre fois.
Dans un mètre de profondeur, l’immersion est certaine
Dans un mètre de profondeur, la solitude est certaine
Dans un monde de peur, seule la trahison est certaine
La Cène, scène finale - coup de théâtre en contraste.
Vieille grange remplie de grains et tapis rouge montrent nourriture innacessible et tissu sensuel.
Silence solennel.
Les paroles sont fluides et belles
Et la lumière s'y reflète à la perfection.
(Par leur mouvement, elles érodent tranquillement ce qu’elles touchent.)




They share the last supper in silence
The emptiness of eternity is filled with the shadows of doubt
The light inevitably finds its way through the darkness
In The Last Supper of Christ, Jesus established a ritual--communion--which both remembers Christ's death and longs for his return.
The curtain and details employed in this space evoke that same sense of longing by obscuring what is to be desired : light, lavish details, and the sacraments of communion. Here, one must dwell in the gap of desire and reach through the obfuscating curtain (both physically and imaginatively) to consume the sacraments and beauty that lay beyond.
Le feu les éclairera tous! Il les guidera vers le droit chemin.
Les apôtres comme l’eau, propagerons la bonne nouvelle, sur la terre comme au ciel.
C’est l’avènement : d’une mort, d’une résurrection et d’une naissance.
La Cène marque la naissance d’une religion fondée sur des principes moraux.
Voici une projection, une critique du contexte social dans lequel nous vivons.
Une religion devenue kitsch, refermée sur elle-même, que se dit accueillante, mais qui demeure une source de malaise pour plusieurs.
Bien en cachette, se purifier et se diriger vers la réunion en toute sérénité, malgré la peur, l’anxiété et la colère.
Se voir autour d’une table et annoncer la trahison et la mort.
Une dualité entre le mal et le bien, le matériel et le spirituel, en quête de la lumière, de la vérité.
Le jardin est l’endroit d’évasion, tout le contraire du souper.
La vision différente de l’évènement.
L’eau : source de lumière.
Prenez place à table pour ce rituel aveugle,
car qui peut supporter la lumière divine?
Entre trahison et sacrifice il n'y a qu'un pas.
Jésus doit accepter d’être trahi et tué, tel un acte de foi envers dieu.
Cette foi aveugle lui donnant accès à l’illumination.
Pour revenir en tant symbole d’une divinité absolue.
« Chaque objet est le miroir de tous les autres. » Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception
Une cène désertée, un repas qui fait des histoires.
Le temps se charge de les figer, la lumière de nous les révéler.
PAUSE_ C’est l’après-cène, l’instant de l’abandon.
REPLAY_ Un désordre t’anime d’une incompréhension envahissante.
REC._ Pour t’en libérer, tu devras d’abord le vivre.
L'intégration des événements précédants et suivants le souper reflète les émotions relatant une dualité continuelle.
La mince ligne entre pénombre et lumière, perte et espoir, réunion et séparation.
Les divers éléments de la scène s'opposent formellement et symboliquement pour accentuer le positif et négatif engendrés par ce court instant.
Chocolate, wax and wood are sculpted when subjected to the forces of heat, gravity and time.
The process depicts Judas as he leaves the table and parts with Jesus, his fellow apostles, and his hallo.
Chocolate overtakes the Last Supper, as Judas finds himself stranded in a disordered landscape.



